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La Préparation Opérationnelle à l'Emploi Collective (POEC) permet à l'OPCO Santé et à France Travail de former des demandeurs d'emploi aux métiers en tension du secteur, avant de les intégrer durablement dans vos structures. Le bilan 2025 a été publié, et la notification 2026 confirme un budget resserré : 431 bénéficiaires accompagnés l'an dernier, un financement en baisse de 57%, mais un dispositif toujours aussi stratégique pour sécuriser vos recrutements. Découvrez les chiffres clés, le profil des bénéficiaires et surtout comment identifier dès maintenant les sessions POEC disponibles près de chez vous.
La POEC, un vivier de candidats prêts à l'emploi
La POEC répond à un besoin simple : permettre à un demandeur d'emploi d'acquérir, en amont d'un recrutement, les compétences attendues sur un métier ou un diplôme du secteur sanitaire, social et médico-social. Contrairement à la POE individuelle, qui cible un poste précis dans une structure identifiée, la POEC forme un groupe de candidats sur un métier en tension, avec un objectif affiché : déboucher sur un emploi durable (CDD de 6 mois minimum, CDI) ou sur une entrée en formation qualifiante, notamment par la voie de l'alternance.
Pour vos structures, le bénéfice se mesure concrètement : plutôt que de recruter puis de former, vous accédez à un vivier de candidats déjà préparés aux exigences du secteur, avec une intégration pensée et organisée en amont grâce au stage d'immersion en entreprise. Ce temps en structure d'accueil permet au candidat de confirmer son projet professionnel, et à l'employeur d'évaluer, avant l'embauche, le savoir-être et les compétences opérationnelles du futur salarié. Autrement dit, la POEC réduit le risque de rupture de la période d'essai et raccourcit la phase d'adaptation au poste, deux difficultés bien connues des recruteurs du secteur.
Ce dispositif s'appuie sur un partenariat solide entre l'État, via France Travail, et l'OPCO Santé, qui en assure le déploiement sur le terrain. C'est cette articulation qui permet chaque année à vos structures d'accéder à des candidats préqualifiés, sans supporter seules le coût de la formation initiale.
Un partenariat qui vous ouvre des portes sur le terrain
Le partenariat entre l'OPCO Santé et France Travail ne se limite pas à une question de financement : c'est un travail de terrain, mené à l'échelle des territoires, qui vous permet d'accéder à des profils que vous n'auriez pas identifiés seuls. Les conseillers France Travail repèrent les demandeurs d'emploi éligibles, organisent les entretiens de sélection avec les organismes de formation, et vérifient que le profil du candidat correspond bien aux exigences du métier visé. Ce filtre en amont sécurise la suite du parcours et limite les ruptures en cours de formation.
Nos délégations régionales travaillent main dans la main avec les agences France Travail locales pour ajuster l'offre de POEC aux besoins réels des bassins d'emploi et aux capacités de déploiement des organismes de formation. Résultat : une connaissance plus fine des dynamiques d'emploi de votre secteur et des candidats mieux orientés vers les métiers qui recrutent réellement sur votre territoire. Le bilan 2025 souligne d'ailleurs que ce partenariat demeure déterminant pour la mise en relation entre candidats et employeurs.
Le bilan 2025 en chiffres clés
Le bilan 2025 permet de mesurer le potentiel de recrutement que représente la POEC pour vos structures. Sur l'année, 431 personnes sont entrées en POEC, un chiffre en léger retrait par rapport à 2024 (-9 %), mais qui reste un volume significatif de candidats formés et disponibles sur le marché de l'emploi du secteur.
Parmi ces 431 entrées, 87 % relèvent de POEC dites « innovantes », soit 374 bénéficiaires répartis sur 29 sessions : un format qui privilégie un parcours individualisé, un accompagnement renforcé et des modalités pédagogiques adaptées, incluant parfois le financement d'heures de permis de conduire pour lever les freins à la mobilité. Un point non négligeable si votre structure se situe en zone rurale ou périurbaine. Les 13 % restants correspondent aux POEC classiques (57 bénéficiaires sur 6 sessions).
Mais le chiffre le plus parlant pour vos recrutements reste celui des sorties : 74 % des bénéficiaires sont en emploi à l'issue de leur POEC, soit une hausse de 6 points par rapport à 2024. Cela signifie que trois candidats formés sur quatre trouvent une solution d'emploi ou de formation à l'issue du parcours. Un réservoir de profils qualifiés que vos équipes RH peuvent capter en amont, dès le stage d'immersion, plutôt que d'attendre la fin de la formation.
Le détail des sorties se répartit ainsi : 48 % entrent en formation initiale, 22 % accèdent à un CDD et 18 % rejoignent le secteur via l'alternance. Le taux d'abandon, de son côté, reste contenu à 11 % (en léger recul), les raisons avancées étant principalement personnelles (santé, contraintes familiales ou financières) plutôt que liées au dispositif lui-même.
Des métiers et diplômes ciblés sur vos besoins
L'intérêt de la POEC pour vos structures tient aussi à son ciblage : le dispositif ne cherche pas à couvrir l'ensemble des métiers du secteur, il se concentre précisément sur les fonctions où vos difficultés de recrutement sont les plus fortes.
En 2025, cette logique se confirme nettement :
- Aide-soignant : 171 bénéficiaires, soit 40% du volume total, la préparation la plus déployée.
- Accompagnant éducatif et social (AES) : 88 bénéficiaires (20%).
- Employé technique, catégorie qui recouvre notamment les agents de service hospitalier (ASH) : 79 bénéficiaires (18%), en nette progression.
- Moniteur-éducateur : 55 bénéficiaires (13%).
- Agent logistique : 8 bénéficiaires (2%), une préparation encore émergente mais déployée avec 100% de stages d'immersion réalisés.
Au total, les métiers d'aide-soignant et d'AES concentrent 60% des bénéficiaires POEC en 2025, confirmant que le dispositif reste avant tout un outil de préparation à l'entrée en diplôme sur les fonctions structurelles du secteur médico-social. La POEC ne se limite pas à une mise à niveau généraliste, elle vise concrètement l'accès à une certification reconnue, tremplin vers un emploi qualifié et durable.
Un dispositif disponible en 2026, avec un déploiement progressif
Pour 2026, ce montant s'élève à 1 168 487,02 €, dont 1 123 545,21 € au titre des coûts pédagogiques de formation et 44 941,81 € pour les frais de mise en œuvre. Un premier versement correspondant à 40 % de cette enveloppe a déjà été effectué à titre d'avance, permettant d'amorcer le déploiement des premières sessions.
Ce financement s'inscrit dans une enveloppe nationale globale de 20 millions d'euros répartie entre l'ensemble des OPCO, selon des critères précis : les prévisions d'atterrissage 2025, le taux de réalisation de l'année précédente, le taux d'accès à l'emploi six mois après la sortie de formation (les OPCO affichant un taux supérieur à 70% étant privilégiés). L’accord-cadre POEC fixe d'ailleurs un objectif national de 72% d'entrées en emploi ou en formation à l'issue du dispositif.
Le calendrier de déploiement mérite une attention particulière : comme chaque année, la notification a été communiquée à l'OPCO Santé au printemps, ce qui décale mécaniquement le montage des sessions. Organiser une POEC suppose en effet de réunir des demandeurs d'emploi orientés par France Travail, un organisme de formation disponible, un lieu et un calendrier compatibles avec les 4 mois de formation. Ce temps de coordination explique pourquoi les premières sessions de 2026 se concentrent surtout sur le second semestre.
Profil des bénéficiaires : qui sont les futurs salariés du secteur ?
Comprendre le profil des personnes formées en POEC aide à mieux anticiper vos futurs recrutements. En 2025, les bénéficiaires se répartissent comme suit par tranche d'âge :
- Moins de 26 ans : 27% des bénéficiaires.
- Entre 26 et 54 ans : 64%, la tranche la plus représentée.
- 55 ans et plus : 6%.
Ces publics correspondent directement aux critères prioritaires fixés par France Travail pour 2025 : demandeurs d'emploi allocataires du RSA, reconnus travailleurs handicapés, âgés de 55 ans et plus sans condition de diplôme, jeunes de moins de 26 ans jusqu'au niveau bac+2 non obtenu, ou encore demandeurs d'emploi de 26 à 54 ans sans le baccalauréat. Autrement dit, la POEC cible en priorité les publics les plus éloignés de l'emploi, avec un accompagnement renforcé pour sécuriser leur insertion.
Sur le plan géographique, la répartition régionale des 431 bénéficiaires reste très hétérogène : la Nouvelle-Aquitaine arrive en tête avec 120 bénéficiaires (malgré une baisse de 21% par rapport à 2024), suivie de l'Occitanie (96 bénéficiaires, +57%) et des Hauts-de-France, qui triplent leurs effectifs (40 bénéficiaires).
L'Île-de-France, en revanche, enregistre un net recul (27 bénéficiaires), tandis que l'Auvergne-Rhône-Alpes et la Bourgogne-Franche-Comté n'ont déployé aucune session cette année.
Cette disparité régionale rappelle une réalité de terrain : chaque délégation régionale déploie (ou non) des POEC selon ses capacités locales et la disponibilité des organismes de formation partenaires, un point à garder en tête avant de solliciter le dispositif sur votre territoire.
Enseignements et retours d'expérience terrain
Au-delà des chiffres, le bilan 2025 recueille les retours qualitatifs des régions et des employeurs, riches d'enseignements pour affiner le dispositif :
- Une préparation en amont plus poussée des candidats est nécessaire, tant sur les attendus du secteur médico-social (savoir-être, engagement, ponctualité) que sur les contraintes concrètes du parcours (rémunération, mobilité, recherche de stage), afin de limiter les ruptures de trajectoire.
- Le sourcing des candidats de moins de 26 ans éligibles à l'apprentissage reste un point de vigilance, alors même que ce profil est particulièrement recherché par les employeurs du secteur.
- Le stage d'immersion se confirme comme un levier clé d'insertion : très largement réalisé, il gagnerait à être mieux planifié, avec des attendus clarifiés et un tutorat renforcé en structure d'accueil.
- Les suites de parcours doivent rester ouvertes entre alternance et formation initiale, en renforçant le dialogue avec les employeurs pour lever les freins à l'accueil d'alternants. Un point particulièrement pertinent alors que le bilan souligne un net recul de l'accès à l'alternance entre 2024 et 2025.
Ces enseignements nourrissent directement les ajustements apportés chaque année au déploiement des POEC, dans un dialogue continu entre l'OPCO Santé, France Travail et les organismes de formation partenaires.
La carte interactive : toutes les sessions POEC en un clic
Tous ces éléments de contexte n'ont de sens que s'ils se traduisent en action concrète pour vos structures. C'est là qu'intervient la carte interactive des POEC, l'outil de référence pour visualiser en un coup d'œil les sessions programmées sur votre territoire.
Grâce à cette carte, vous pouvez identifier :
- Si une session POEC est programmée près de chez vous, sur quel métier ou diplôme, et à quelle date de démarrage.
- Le lien avec l'offre de service plus globale de l'OPCO Santé, notamment le dispositif « On recrute autrement », pour organiser en amont des réunions d'information et des job dating avec les candidats en formation.
- Si un CFA ou un organisme de formation prépare également ce diplôme par la voie de l'alternance à proximité. Une information précieuse pour orienter le candidat vers la suite de parcours la plus adaptée à sa situation
Les premières sessions 2026 sont d’ores et déjà en ligne, et d'autres viendront progressivement compléter la carte dans les prochains mois.
N'hésitez pas à la consulter régulièrement pour ne manquer aucune opportunité de recrutement facilité par la POEC.
- Le 08 septembre 2026 Lire l'article