Sommaire
Le décret n° 2026-168 du 6 mars 2026 fait évoluer les aides à l’embauche d’apprentis pour les contrats conclus à partir du 8 mars 2026. Montants revus, nouvelles conditions d’éligibilité : les employeurs doivent intégrer plusieurs changements importants dans la gestion de leurs recrutements en apprentissage.
Des règles différentes selon la date du contrat
En 2026, deux régimes existent.
Les contrats conclus entre le 1er janvier et le 7 mars 2026 relèvent des règles applicables depuis le début d’année, tandis que ceux signés à partir du 8 mars 2026 entrent dans le nouveau cadre fixé par le décret du 6 mars 2026.
Pour les contrats conclus à compter du 8 mars 2026, le montant de l’aide dépend désormais de la taille de l’entreprise et du niveau du diplôme préparé. Cette évolution met fin à une logique de montant plus uniforme.
Des montants à retenir et désormais modulés
Pour les entreprises de moins de 250 salariés, l’aide est de 5 000 euros maximum pour les contrats préparant un diplôme allant du CAP au baccalauréat (niveaux 3 et 4). Elle est de 4 500 euros pour un diplôme de niveau 5, c’est-à-dire un diplôme de type bac +2, puis de 2 000 euros pour les diplômes de niveaux 6 et 7, correspondant à des formations de type licence, licence professionnelle, master ou diplôme équivalent.
Pour les entreprises de 250 salariés et plus, les montants sont de 2 000 euros pour les diplômes allant du CAP au baccalauréat (niveaux 3 et 4), de 1 500 euros pour les diplômes de niveau 5 (bac +2), et de 750 euros pour les diplômes de niveaux 6 et 7 (bac +3 à bac +5), sous réserve du respect des conditions liées au quota d’alternants.
Transcription textuelle
L'image présente les différents montants des aides financières accordées pour les contrats d'apprentissage conclus entre le 8 mars et le 31 décembre 2026. Le montant de l'aide varie selon la taille de l'entreprise et le niveau du diplôme préparé.
Entreprises de moins de 250 salariés
- Diplôme inférieur ou égal au niveau 4 (Baccalauréat) en métropole ou niveau 5 (Baccalauréat +2) en Outre-mer : Aide unique de 5 000 €.
- Diplôme de niveau 5 en métropole : Aide exceptionnelle de 4 500 €.
- Diplôme de niveau 6 et 7 au plus : Aide exceptionnelle de 2 000 €.
Entreprises de 250 salariés et plus
Pour ces entreprises, l'aide est attribuée sous conditions de respect d'un quota d'alternants.
- Diplôme inférieur ou égal au niveau 4 : Aide exceptionnelle de 2 000 €.
- Diplôme de niveau 5 : Aide exceptionnelle de 1 500 €.
- Diplôme de niveau 6 et 7 au plus : Aide exceptionnelle de 700 €.
Un point reste essentiel à connaître : lorsqu’un apprenti est en situation de handicap, le montant de l’aide est de 6 000 euros maximum, quelle que soit la taille de l’entreprise ou le niveau du diplôme préparé.
Pour rappel : des conditions à anticiper
L’employeur doit adresser le contrat d’apprentissage à l’OPCO dans les cinq jours ouvrables qui suivent le début du contrat. Un point de vigilance demeure toutefois essentiel : pour pouvoir bénéficier de l’aide versée par l’Agence de services et de paiement (ASP), le contrat doit impérativement avoir été déposé dans un délai maximal de six mois après sa date de conclusion.
Une autre règle importante s’applique : l’employeur ne peut pas bénéficier d’une nouvelle aide pour un contrat conclu avec le même apprenti pour la même certification professionnelle.
Le calcul de l’aide évolue également. Si le contrat dure moins d’un an ou prend fin plus tôt que prévu, le montant versé tient compte du nombre de jours réellement effectués.
Les conditions à ne pas oublier
Pour bénéficier de l’aide, le contrat doit être transmis à l’OPCO.
Autre point important : l’aide ne peut pas être obtenue deux fois pour le même employeur, le même apprenti et la même certification. En clair, si un nouveau contrat est signé avec la même personne pour préparer la même formation, l’aide ne sera pas versée une seconde fois.
Pour les entreprises de 250 salariés et plus, une condition supplémentaire existe : elles doivent atteindre un niveau minimal d’alternants dans leurs effectifs pour pouvoir bénéficier de l’aide.
Le point de vigilance pour nos adhérents
Le message à faire passer aux employeurs est simple : il faut anticiper. Entre la nouvelle grille de montants, les conditions administratives à respecter et l’examen des dossiers sur la base de nouveaux critères, les aides ne seront pas nécessairement perçues selon le calendrier habituel attendu.
Ce que les employeurs doivent retenir
Au-delà des montants, le principal enjeu est pratique. Les employeurs doivent anticiper la transmission du contrat, vérifier leur éligibilité et intégrer un possible décalage dans le traitement des aides, avec une étude des dossiers à partir de mi-juillet et des premiers versements courant juillet pour les contrats relevant du nouveau dispositif.